Le sondage du siecle
Rare sont les ivoiriens qui n’ont pas entendu parle du recent sondage SOFRES initie par la Presidence. Il semblerait que aucun des « trois grands » n’ait la majorite des voix des sondes au premier tour. Plusieurs « spins » peuvent deriver de ce sondage, tous contradictoires les uns les autres. Mais il me semble que l’une des choses que ce sondage montre, c’est que la Cote d’Ivoire n’est plus si loin de sa vraie premiere alternance politique.
En effet, apres 9 ans au Pouvoir (contre seulement 4 pour BEDIE), the President Gbagbo n’a pas le score fleuve auquel on aurait eu droit en temps normal. Vivement que chaque ivoirien realise cette unique opportunite et s’investisse avec le plus grand civisme dans les prochaines elections afin que la voix du Peuple soit enfin pleinement entendue.
Abonnez vous au flux RSS de ce blog
Ouvrons le debat sur la politique etrangere
Tout pays est influence par des cercles concentriques de voisinage: pays frontaliers, les voisins de la sous-region, le continent sur lequel le pays est situe, et le reste du monde. La stabilite dans le voisinage immediat d’un pays est importante pour ses perspective economiques et sociales. Pour réussir l’intégration régionale, le consensus politique est nécessaire. Ce consensus peut être favorisé en démarrant petit, tout en pensant mondial, et en compensant les membres moins fortunés. L’exemple du Conseil de l’Entente ou la Coted ‘Ivoire a su tenir le leadership regional illustre bien cet approche consensuel sur les questions de libre circulation des biens, des personnes et des capitaux.
Ouvrons le debat sur la politique sociale
Vu que la pauvreté est multidimensionnelle, toute mesure de lutte contre elle doit être holistique. C’est l’idée des Programmes Stratégiques de Réduction de la Pauvreté que la Banque Mondiale encourage tout pays en développement à discuter et proposer. Cette strategie devrait inclure les aspects comme la mutualite, le developpement rural et la pauvrete urbaine.
Ouvrons le debat sur la politique de l’emploi
La structuration du secteur informel et le développement stratégique de nouveaux créneaux d’exportation peuvent audmenter le niveau de l’emploi. Les mesures ci-dessous pourraient aider dans ce sens: (i) harmonisation des contrats de travail; (ii) renforcer les liens entre formation et marche du travail; (iii) expansion des services publics d’education et de sante; (iv) promotion de l’esprit d’entreprise.
Ouvrons le debat sur la politique de croissance ivoirienne
Le taux de croissance de la population ivoirienne est estimé à 1.5% sur la période 2003-2015. Si nous faisons l’hypothèse d’une inflation constante autour 2% sur cette période, la croissance économique devrait être au moins égale à 3.5% au cours de la prochaine décennie pour maintenir le niveau actuel de bien-être de la population, et donc un taux de croissance approchant les deux chiffres pour espérer réduire significativement la pauvreté actuelle. Il est donc nécessaire d’avoir une politique de croissance économique qui va au-delà de la gestion quotidienne des finances publiques. Les mesures suivantes pourraient aider dans ce sens: (i) la bonne gouvernance; (ii) la constitution du capital humain; (iii) l’innovation; (iv) la diversification; (v) et une politique energetique solide.
Ouvrons le debat sur les institutions ivoiriennes
Au-delà des aspects légaux, la confiance suscitée et maintenue entre les citoyens d’un Etat reste un ciment nécessaire au succès de tout projet commun : confiance dans les institutions, confiance dans le système judiciaire, confiance dans système législatif, confiance dans le gouvernement qui exerce la souveraineté au quotidien. La confiance peut-être assurée si les citoyens réalisent que les changements positifs effectués sont irréversibles. La situation sociopolitique récente de la Côte d’Ivoire semble requérir les changements suivants : (i) la mise en oeuvre des reformes institutionnelles incluses adoptees par le referendum de 2000; (ii) une clarification de la politique de decentralisation; (iii) et la moralisation de la l’administration publique.