Ouvrons le debat sur la politique etrangere
Tout pays est influence par des cercles concentriques de voisinage: pays frontaliers, les voisins de la sous-region, le continent sur lequel le pays est situe, et le reste du monde. La stabilite dans le voisinage immediat d’un pays est importante pour ses perspective economiques et sociales. Pour réussir l’intégration régionale, le consensus politique est nécessaire. Ce consensus peut être favorisé en démarrant petit, tout en pensant mondial, et en compensant les membres moins fortunés. L’exemple du Conseil de l’Entente ou la Coted ‘Ivoire a su tenir le leadership regional illustre bien cet approche consensuel sur les questions de libre circulation des biens, des personnes et des capitaux.
L’expérience de places prospères telles que le Japon, les Etats-Unis et l’UE montre que la densité croissante, la réduction des distances avec une main d’œuvre et des entreprises plus que jamais mobiles, et l’atténuation des divisions permettant plus de spécialisation et de commerce font partie intégrante du processus de développement. Ces transformations spatiales ont aidé l’Europe de l’Ouest, très divisée il n’y a pas si longtemps, à développer l’union économique la plus intégrée du monde. Elles aident actuellement les pays de l’Asie de l’Est à développer des réseaux de production si efficaces que les vêtements, les voitures, les ordinateurs et les télévisions qui y sont produits sont très compétitifs sur les marches mondiaux. Le Rapport sur le Developpement dans le Monde 2009 suggère un “Contrat avec l’Afrique” dans lequel les gouvernements de l’Afrique du Centre, de l’Est et de l’Ouest s’engageraient à établir des “zones économiques régionales” reliant étroitement les intérêts économiques des pays avancés et ceux plus en retard afin de procurer un cadre pour la fourniture de biens publics régionaux; favoriser une circulation plus libre de la main d’œuvre, des biens et services ainsi que des capitaux dans ces zones économiques; et maintenir et protéger les voies d’accès entre les pays enclavés et les circuits commerciaux dans les pays côtiers.
La Côte d’Ivoire, en tant que locomotive de l’UEMOA et dans l’optique des Accords de Partenariat Economique avec l’UE pourrait s’approprier cette idée et la faire une partie intégrante des APE entre l’UE et la CEDEAO. La stratégie comporterait une combinaison de coopération institutionnelle, d’investissement dans des infrastructures régionales et d’interventions coordonnées pouvant nécessiter l’abandon de certains attributs de souveraineté nationale durement gagnés et jalousement gardés pour intégrer par exemple les pôles urbains côtiers du golf de Guinée tels que Abidjan, Accra, Lomé, Cotonou et Lagos en une grande zone de production sous-régionale à l’image de la côte Est chinoise. En échange de ces actions audacieuses, les partenaires bilatéraux et multilatéraux du développement s’engageraient à: une augmentation substantielle de l’assistance financière pour l’amélioration des services sociaux et d’autres infrastructures de support vital visant a améliorer les standards de vie et créer un capital humain mobilisable dans les pays moins avances de la zone économique; un appui accru pour les infrastructures de soutien à la croissance (y compris les ports et réseaux de transport et de télécommunication ainsi que les technologies de l’information) dans les pays côtiers plus avancés de la zone économique régionale, ainsi que des corridors permettant de relier les marchés côtiers et les marchés intérieurs; et un accès préférentiel pour les exportations de l’Afrique de l’Ouest, avec des règles d’origine libéralisées encourageant la création de chaines de production et d’approvisionnement régionales telles que celles faisant la force actuelle des pays de l’Asie de l’est.
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