Appel à la Désobéissance Civile
L’Etat de droit n’existe plus en Cote d’Ivoire depuis ce vendredi 12 février 2010. En effet, en décidant de façon unilatérale de dissoudre le Gouvernement d’Union Nationale et le Commission Electorale Indépendante en plein cœur d’un processus de sortie de crise déliquat, le candidat du FPI, Laurent Gbagbo, a porté un coup d’arrêt barbare a la démocratie, et foulé au pied l’essence même de l’existence de l’Etat de Côte d’Ivoire. Les différents accords de Linas-Marcoussis à l’Accord Politique de Ouagadougou, qui jusque là assuraient une certaine légitimité à la présidence de Laurent Gbagbo après l’expiration de son mandat en 2005, ont été rendu caducs par cet acte belliqueux et confiscatoire.
Peuple de Côte d’Ivoire, l’histoire t’appelle à réagir avec dignité et avec la plus grande fermeté au risque de voir à jamais briser ton rêve de devenir une grande nation, foncièrement démocratique, attaché à l’esprit et la lettre des libertés fondamentales, y compris l’esprit de libre entreprise privée. En effet, si Gbagbo a pu bafouer aujourd’hui le pacte sacré qui a permis a l’Etat de Côte d’Ivoire de subsister malgré les soubresauts sociopolitiques depuis décembre 1999, qu’est-ce qui l’empêcherait de réécrire les règles de la libre entreprise et d’ainsi assurer à sa progéniture, sa tribu et sa clique politique un contrôle total des sphères d’activités économiques telles que le commerce et le transport ? Assure-toi, Peuple de Côte d’Ivoire, la volonté de Gbagbo n’est pas seulement de former une Commission Electorale à sa botte pour se maintenir au Pouvoir, mais bien plus, le désir affiché d’exprimer la dominance absolue d’une minorité sur la majorité que tu es. La Côte d’Ivoire que nous laisserons aux enfants de nos enfants sera déterminée par ce que nous ferons à compter de maintenant jusqu’à ce que l’ordre républicain soit rétabli dans ce pays béni de Dieu.
Soyons créatif, à la hauteur de la bêtise de Gbagbo d’hypothequer le processus de Paix par cet acte impulsif et irresponsable. Rendons à Gbagbo la tâche difficile, en restant déterminé jusqu’au bout, en nous appropriant cette lutte où que nous soyons, avec les moyens que nous avons ! Paralysons le pays jusqu’à ce que Gbagbo réalise que le Peuple de Côte d’Ivoire ne veut plus se laisser abuser par une minorité antidémocratique. Suspendons immédiatement tout nos devoirs civiques, et sortons dans les rues, assemblons nous dans les places publiques pour exprimer notre ras-le-bol.
Sois-en sûr, Peuple de Côte d’ Ivoire, ta voix sera entendue. De l’immensité et la détermination de cette désobéissance civile prompte va dépendre la durée de ce bras de fer avec ce Parti de Putschistes. Si tous que nous sommes blessés dans notre foi en l’Etat de droit, nous mobilisons dès maintenant, Gbagbo et sa clique réaliserons très vite que le Peuple de Côte d’Ivoire est gouverné par le Peuple de Côte d’Ivoire, pour le Peuple de Côte d’Ivoire, et ce dans l’intérêt supérieur de notre Nation tant aimée.
La violence ne doit pas être le mot d’ordre, mais ne doit non plus pas être exclue vu la patente idiotie de ceux d’en face. L’histoire de l’humanité s’est bien souvent écrite dans la douleur et le sang, car le sang du juste versé absous.
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