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Nous avons trop parlé de guerre,...Il est temps d'agir pour la mobilisation, la paix et la construction de notre Avenir ! 

 

 

 

 

POUR UNE POLITIQUE ECONOMIQUE ET SOCIALE COHERENTE 

Document cadre des Espaces Forum du PDCI-RDA

Par le Dr. COULIBALY Souleymane

Commissaire Général Europe-Amérique du Forum National des Jeunes du PDCI

 

 

 

 

 

 

Ce document cadre sert de base pour l'animation des Espaces Forum en Europe et en Amérique. Il met l'accent sur l'option libérale du PDCI tout en intégrant les aspects sociaux essentiels à la consolidation d'une nation. Ce document cadre vise à jeter un regard global sur les principaux aspects de politique économique et sociale de façon générale, fait le point sur la situation de la Côte d'Ivoire au cours des dernières années et initie une discussion interne au sein du PDCI à travers les espaces forum pour faire émerger une vision militante cohérente sur ces questions économiques et sociales. Un pays se gouverne avec un programme de société qui se doit d'être une émanation populaire. Ce document cadre s'articule autour de six points qui recouvrent des aspects économiques (croissance, production, commerce et endettement) et sociaux (emploi, pauvreté, santé, environnement et cadre de vie).

 

 

 

 

  1. La politique de croissance économique

D'une année à l'autre, le nombre de personnes en âge de travailler dans un pays augmente, le nombre de personnes à charge dans les familles augmente du fait des naissances et des départs à la retraite, les prix des biens augmentent. Pour maintenir, voire augmenter le niveau de vie dans un environnement aussi dynamique, le niveau de production doit aussi augmenter, d'où la nécessité de mesures politiques favorisant une croissance économique durable.

    1. Les différents types de politiques de croissance économique

La croissance économique peut être stimulée à deux niveaux :

  • Au niveau de la demande. Stimuler la croissance économique par la demande consiste à donner du pouvoir d’achat aux consommateurs pour relancer le cycle économique. Cela peut se faire en facilitant les crédits à la consommation, en reformant le système de redistribution des revenus par l’application de taux d'imposition favorables aux couches moyennes qui consomment plus, en créant des emplois publics et ou communautaires cohérents avec le cadre macroéconomique du pays, en octroyant un revenu minimum cohérent avec le cadre macroéconomique du pays... Ces mesures sont adaptées pour relancer l'économie dans le court terme, mais elles doivent être nécessairement accompagnées de mesures de moyen et long terme qui, elles, se focalisent sur l’offre.
  • Au niveau de l'offre. Stimuler la croissance économique par l’offre consiste à améliorer l’environnement des entreprises en favorisant l'investissement privé. Cela peut prendre la forme d'investissements publics en infrastructures économiques tels que les routes, les rails, les aéroports, les ports mais aussi les marchés, les places financières, les sources d’énergie... Il s’agit aussi de renforcer le capital humain par une politique efficace d’éducation, de formation initiale, de formation professionnelle et de formation continue et encourager l’innovation technologique et l’adoption des nouvelles technologies. Toutes ces mesures passent par une mobilisation de l'épargne privée et publique, la simplification des circuits de financement des projets d'investissement, la facilitation des investissements privés par la mise en place d'une loi sur l'investissement stimulante. Ces mesures sont adaptées pour relancer l'économie dans le moyen et long terme.

 

    1. L'expérience récente de la Côte d'Ivoire

Depuis 1994, le Gouvernement ivoirien a mis en œuvre des programmes de réformes macroéconomiques et structurelles destinées à réaliser une croissance économique forte et équilibrée, et parvenir à une viabilité financière. Ces programmes ont bénéficié de l'appui du Fonds Monétaire International dans le cadre de la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance (FRPC), pendant la période 1994-1997, et au cours de la période 1998-2001. En 1998, la Côte d'Ivoire a été déclarée éligible à l'allègement de sa dette extérieure dans le cadre de l'Initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE). La croissance économique a été supérieure à 5% en moyenne entre 1994 et 1998, mais la situation économique et financière s'est considérablement dégradée à partir de 1999, avec une forte détérioration des termes de l'échange, des dérapages importants dans la gestion des finances publiques et des faiblesses en matière de gouvernance aggravé d’une instabilité sociopolitique depuis le coup d’Etat de décembre 1999. Cette situation n’a pas favorisée le développement d’une politique viable de croissance économique.

Les données récentes de la Banque mondiale indique que la Côte d’Ivoire a connu un taux de croissance économique de 1.8% en 2004 contre -3.8% en 2003. Quant au taux d’inflation, il était de 2.3% en 2004 contre 1.8% en 2003.

    1. Les Propositions du Forum

 

....... A VENIR.........

 

  1. La politique de production et la politique commerciale

La politique de croissance économique donne le cadre macro-économique dans lequel va évoluer le pays. La politique de production se focalise sur les grands secteurs d'activité que sont l’agriculture, l’industrie et les services pour en faire ressortir les leviers de croissance potentielle. Une fois la production réalisée, la politique commerciale doit assurer la distribution la plus large possible pour améliorer les marges commerciales des opérateurs économiques, d'où la nécessité de mettre oeuvre des structures d'écoulement de la production au niveau national, régional et international.

    1. Spécialisation, diversification et accessibilité du marché

Un pays produit sur la base de ses ressources naturelles, de son capital humain, de son tissu industriel. Mais il peut aussi forcer le destin en élaborant des stratégies pour développer des avantages compétitifs dans certains secteurs d’activité. Pour atteindre ces objectifs qu'il se fixe, la pays peut subventionner ou protéger temporairement certaines secteurs pour se positionner comme leader ou au moins diversifier sa base de production, encourager l'innovation dans les secteurs présentant un potentiel compétitif pour le pays, créer des clusters industriels pour exploiter les synergies d’expansion entre certains secteurs d’activités comme centre de recherche et industries de hautes technologie.

Une fois la production réalisée, elle doit être écoulée en utilisant un circuit de distribution fluide à l'intérieur du pays, mais aussi étendre les débouchés vers l'extérieur. Cette extension extérieur nécessite un bon réseau d'écoulement dans les marchés extérieurs clés pour bien exploiter les accords multilatéraux discutés au sein de l’OMC et de la CNUCED, et aussi un bon réseau dans la sous-région pour exploiter pleinement les accords régionaux existants.

La théorie économique suggère qu’une production et une distribution assurées par des initiatives privées bien encadrées par les pouvoirs publics pour éliminer tout échec de marché sont nécessairement efficientes. La tâche du Gouvernement doit donc être d'encourager et de favoriser l'émergence d'une classe d'entrepreneurs nationaux et d'instaurer un environnement favorable aux investisseurs étrangers tout en restant vigilant sur les situations d’échec du marché.

    1. L'expérience récente de la Côte d'Ivoire

La mise en chantiers de grands travaux à partir de 1994 dans le cadre de partenariat public/privé ont permis à la Côte d’Ivoire de passer au premier rang des pays de l’Afrique sub-saharienne (hors Afrique du Sud) pour les IDE hors mines et hors hydrocarbures, ces deux secteurs n'occupant qu'une part faible dans le PIB ivoirien. Selon les chiffres de la CNUCED, alors que la moyenne annuelle des flux d'investissements directs étrangers entrants en Côte d'Ivoire n'était, entre 1985 et 1995, que de 86 millions $, soit 9,1% des investissements totaux, les IDE se sont élevés à 450 millions $ en 1997, soit 30% des investissements totaux. En 1998, ils ont diminué à 314 millions $ (16% des investissements totaux) pour atteindre 279 millions $ en 1999. Le retard pris dans la poursuite des dernières privatisations et du programme de grands travaux, la baisse de l'activité économique à partir de la mi-1999 et les incertitudes politiques nées à la suite du coup d'État du 24 décembre 1999 ont manifestement contribué à ralentir ce flux.

Selon les données du CEPICI, les demandes d'agréments à l'investissement (exonérations fiscales et réductions douanières) se sont portées, entre 1996 et 2000, en priorité dans les secteurs des télécommunications (28%), l'agro-industrie et l'agroalimentaire (28%), les transports (7%) et la chimie (5%). Les investissements dans le secteur pétrolier et gazier restent encore limités comparés aux autres pays pétrolier du Golfe de Guinée. Sur la période 1996-2000, les capitaux français représentaient 23% des demandes d'agrément à l'investissement, derrière les capitaux ivoiriens (52%) et devant les capitaux suisses (7%), britanniques (5%) et américains (2%). Depuis le coup d’Etat de décembre 1999, compte tenu de la situation économique et politique difficile, les demandes d'agrément de la part des entreprises étrangères ont été fortement réduite.

 La Côte d'Ivoire entretient des relations commerciales privilégiées avec l'Union Européenne (accords commerciaux conclus dans le cadre des conventions UE/ACP) avec 43,5% des exportations totales au premier semestre 2001 et 42,6% des importations. Au niveau de l'Afrique, le renforcement de l'intégration régionale a permis de faire progresser et d'orienter de plus en plus les flux commerciaux vers et en provenance des pays de l'UEMOA. Les exportations ivoiriennes vers et les importations en provenance essentiellement de l’Afrique de l'Ouest ont été stables autour de 30% entre 2000 et 2001. Les exportations vers l'Amérique du Nord représentaient 8,1% des exportations totales. La Côte d'Ivoire importe surtout des biens d'équipements et des produits transformés et exporte des matières premières (36% des exportations) qui rendent son économie dépendante des fluctuations des cours mondiaux.

Les données de la Banque Mondiale montrent qu’en 2001, la valeur ajoutée de 1.5 milliards de $ générée par le secteur manufacturier ivoirien se décomposait en 42% pour le secteur agro-alimentaire et tabac, 12% pour l’industrie chimique, 10% pour l’industrie textile, 3% pour les machines et équipements de transport et  33% pour les autres secteurs. Quant au 6 milliards de $ d’exportation enregistrées en 2003, ils se répartissaient entre 56% de denrées alimentaires, 20% de produits manufacturiers, 13% de produits pétroliers et 9% de matières premières agricoles. Quant aux exportations de services commerciaux, elles sont en faible augmentation entre 1990 et 2003 (de 425 millions de $ à 601 millions de $) mais présentent un changement structurel : en 1990, les services de transport représentaient 62% des exportations de services commerciaux contre 12% pour les voyages, 8% pour les assurances et services financiers et 18% pour l’informatique, la télécommunication et les autres services ; en 2003, les services de transport ne représentaient plus que 19% contre 14% pour les voyages et 67% pour l’informatique, la télécommunication et les autres services non financiers. Cependant, le taux de croissance des exportations (services compris) était de -0.9% en 2003. Les 4.5 milliards de $ d’importation de marchandises enregistrés en 2003 se répartissaient en 48% de produits manufacturiers, 22% de denrées alimentaires, 17% de produits pétroliers et 13% d’autres marchandises. Quant aux importations de services commerciaux, elles sont en faibles augmentation entre 1990 et 2003 (de 1.5 milliards de $ à 1.6 milliards de $), avec 44% d’importation de services de transport en 2003, 35% de services informatique, de télécommunication et autres services non financiers et 21% de services de voyage. Le taux de croissance des importations (services compris) était de -1.3% en 2003.

c.       Les Propositions du Forum

 

........ A VENIR.........

 

  1. Le problème de la dette publique

L'État réalise des recettes fiscales et non fiscales pour effectuer des dépenses de fonctionnement et d'investissement public. Si les recettes dépassent les dépenses, l'Etat réalise une épargne publique qu'il peut mettre à la disposition du secteur privé pour renforcer la croissance économique, ou renforcer sa politique de protection sociale ou les investissements publiques. Si les dépenses dépassent les recettes publiques, l'Etat doit s'endetter pour financer ce déficit public. Si l'emprunt se fait au niveau intérieur (bons du trésor par exemple), on parle de dette intérieure, s'il est fait à l'extérieur, on parle de dette extérieure. La somme de ces deux types de dette constitue la dette d'un pays. A ce montant s'ajoutent les intérêts dus chaque année.

    1. Impact de l'endettement sur la santé d'une économie

L'État s'endette pour financer la part des dépenses non couvertes par ses recettes. Si ces dépenses permettent de renforcer des activités économiques qui génèrent des ressources, leur remboursement ne pose pas de problème. S'il s'agit de dépenses «stériles», la dette constitue un lourd fardeau pour les générations futures. Tout gouvernement a donc la responsabilité d'assainir ses finances publiques pour ne pas exposer les générations futures à des défis insurmontables. L'apurement des dettes est donc une nécessité vitale pour un pays, pas une option. En outre, un pays non endetté ou très peu endetté est à l'abri des mesures austères des organisations internationales.

    1. L'expérience récente de la Côte d'Ivoire

Le poids de la dette continue d'absorber une part très importante des ressources ivoiriennes. Au 1er mars 2001, l'encours des prêts de la Banque Mondiale à la Côte d'Ivoire s'élevait à 1,945 milliards de $ dont 81 millions d'impayés (592 millions de $ dont 74,9 millions de $ d'impayés pour la BIRD, 1,353 milliard de $ dont 6,1 millions de $ d'impayés pour l'AID). Pour répondre au défaut de la Côte d'Ivoire sur le remboursement de sa dette, la BIRD a augmenté ses provisions pour pertes de crédit de 150 millions de $ et passé en charge 45 millions de $ au titre des intérêts non perçus.

C'est dans cette situation difficile que le Gouvernement de la deuxième République a élaboré un programme intérimaire couvrant la période juillet-décembre 2001 dont l'objectif principal était d'assainir la gestion des finances publiques, relancer les réformes structurelles, s'attaquer aux problèmes de gouvernance, rétablir la confiance et améliorer les relations financières avec les créanciers.

Selon les données récentes de la Banque Mondiale, la dette extérieure ivoirienne en 2003 s’élève à 12.2 milliards de $, dont 10.8 milliards de $ à long terme. La dette publique s’élevait à 9.7 milliards de $ dont 2.3 milliards de $ dus à la Banque Mondiale, la dette privée s’élevait à 1.1 milliard de $ et les crédits du FMI s’élevait à 425 millions de $. En 2003, la dette totale ivoirienne représentait 103% du PIB et les intérêts à payer représentaient 19% des recettes de l’Etat. Ces données indiquent que la situation d’endettement de la Côte d’Ivoire ne s’est pas améliorée depuis l’année 2000.

    1. Les Propositions du Forum

 

.............. A VENIR..................

 

  1. Le problème de l'emploi

Le problème de l'emploi revêt une dimension sociale indéniable. Le plein-emploi est la situation idéale mais la structure du marché du travail de chaque pays, c'est-à-dire la fréquence à laquelle l'on trouve ou perd du travail, impose un niveau de chômage naturel du pays. En mettant en œuvre des mesures de politiques visant à augmenter la fréquence d'obtention d'un travail et réduire la fréquence de perte d'emploi, un gouvernement peut réduire le taux de chômage naturel et ainsi augmenter le niveau de l'emploi.

    1. Les politiques de lutte contre le chômage

Pour bien cibler la politique de l'emploi d'un pays, il convient de bien repérer les causes du chômage dans ce pays. Ces causes sont de deux types.

  • Tout d’abord, le chômage peut être dû au manque de fluidité de l'information entre ceux qui cherchent du travail et ceux qui veulent embaucher. Des mesures aidant à la diffusion en temps réel des postes de travail disponibles à des agences où sont répertoriés les demandeurs d'emploi peuvent permettre de résorber ce type de chômage.
  • Le chômage peut aussi être dû à l'attente d'un travail ou d'un salaire convenable. Le marché du travail est segmenté par qualification et les salaires sont fixés à partir des minima imposés par les négociations collectives. Une inadéquation entre les postes de travail existant et la qualification des demandeurs d'emploi peut entraîner du chômage. Un niveau de salaire minimum qui ne reflète pas la productivité des travailleurs peut entraîner du chômage.

En plus de ces aspects, les pays en développement font face au problème du travail informel mal ou pas du tout protégé, mal payé. Une meilleure organisation de ces structures informelles par un gouvernement volontariste peut réduire considérablement le niveau du chômage.

    1. L'expérience récente de la Côte d'Ivoire

 Le taux de chômage en zone urbaine était estimé à 13% en 1998. L'enquête sur l'emploi et la performance des entreprises du secteur moderne ivoirien menée conjointement par l'ENSEA et l'IRD entre février et mai 1999 nous donne une image de la structure de l'emploi en Côte d'Ivoire au cours de ces dernières années. Cette enquête a porté sur 891 employés et 201 entreprises du secteur moderne et a permis d'établir une typologie des contrats de travail offerts, les déterminants de l'obtention de ces contrats.

L'étude révèle trois types de contrats: les salariés protégés (40%), les salariés évolutifs (47%) et les salariés vulnérables (13%). Le premier type de contrat est écrit, juridiquement reconnu, avec bulletin de paye, inscription à la CNPS. Il offre au travailleur une couverture des dépenses de santé relativement élevée. Cette couverture s'accompagne, pour la quasi-totalité de ces travailleurs, de l'obtention de congés payés et de primes de transport. C'est aussi dans ce groupe que l'on retrouve une grande partie des individus obtenant des avantages «en nature» liés au travail (logement, véhicule). Ces salariés peuvent pour plus de la moitié d'entre eux, bénéficier d'une formation au sein de l'entreprise. Ils accèdent très majoritairement à l'emploi par annonce, par l'AGEPE, par candidature spontanée ou encore par le biais de stages. Un peu plus de la moitié de ce groupe est constitué de cadres et d'agents de maîtrise. Le niveau d'éducation y est plutôt élevé (44% des individus de ce groupe ont atteint un niveau d'étude supérieur, 42 % ont suivi un enseignement technique, plus des trois-quarts d'entre eux possèdent un diplôme sanctionnant le niveau d'étude qu'ils annoncent avoir atteint). La proportion d'individus ayant suivi des enseignements supérieurs à l'étranger y est plus importante que dans les autres groupes. Plus de 70 % d'entre eux ont suivi un stage en entreprise au cours de leur formation. Le revenu horaire moyen s'établit dans ce groupe à 1668 FCFA.

Le second type de contrat offre un travail plutôt irrégulier, la couverture des dépenses de santé est beaucoup plus limitée (moins de 40 % des travailleurs en bénéficient). L'accès à ce type de contrat se fait très majoritairement par recommandation (80 % des individus ont recours à ce mode d'insertion). De plus, 20 % d'entre eux ont un lien de parenté avec un responsable de l'entreprise. Le niveau général d'éducation y est plus faible que dans le groupe précédent; l'enseignement technique y est aussi bien moins répandu et plus du quart des individus a suivi un apprentissage traditionnel. Le revenu horaire moyen s'établit à 1059 FCFA.

Le troisième type de contrat présente une grande faiblesse en «contenu social» et n'est presque jamais formel (presque jamais des contrats « classiques » de type CDI / CDD, presque jamais de bulletin de salaire). Les travailleurs appartenant à ce groupe ne sont qu'un quart à être inscrits à la CNPS ou d'en avoir conscience. Ils ne disposent que d'un très faible niveau de couverture des dépenses de santé et sont peu nombreux à bénéficier de congés payés, de primes de transport ou de prêts accordés par l'entreprise. Leur pouvoir de négociation du contrat à l'embauche paraît très limité comparativement aux autres groupes. L'accès à ce type d'emploi se fait majoritairement par recommandation et pour une bonne part, par relation familiale. Soixante pour cent de ces individus sont des employés ou ouvriers non qualifiés ou des manœuvres, en grande majorité engagés comme travailleurs journaliers (80 %). Le niveau général d'éducation est plus faible dans ce groupe que dans les autres. Plus de 60 % de ces individus viennent d'accéder au secteur formel après leurs études, en sortant d'assez longues périodes de chômage ou après un séjour dans l'informel. De façon générale, ils sont beaucoup plus jeunes que les membres des autres groupes (âge moyen de 30 ans contre 38 ans pour les autres) et leur ancienneté moyenne dans l'entreprise est beaucoup plus faible que celles des membres des autres groupes (3,4 contre environ 10 ans). Le revenu horaire moyen des individus appartenant au groupe 3 ne se monte qu'à 451 FCFA.

    1. Les Propositions du Forum

 

............ A VENIR ....................

 

  1. La lutte contre la pauvreté

Si la pauvreté revêt une dimension psychologique, un travail mal rémunéré, un taux de chômage élevé, un secteur informel mal maîtrisé, une économie rurale inexistante, un accès limité à l'eau potable, l'électricité et aux télécommunications sont des éléments objectifs de l'état de pauvreté d'une population. La pauvreté pose le problème de la répartition des richesses aussi bien au niveau national qu'international. Elle pose aussi le problème d'accessibilité des commodités, de l'information, des financements. Tout gouvernement à la responsabilité de mettre en œuvre des politiques favorisant la réduction du niveau de pauvreté de sa population.

    1. Les politiques de lutte contre la pauvreté

La redistribution des revenus entre les riches et les pauvres peut réduire le niveau de pauvreté d'une population. Des politiques de ciblage peuvent permettre d'identifier et d'aider les familles les plus exposées. Dans un tel cadre, une collaboration avec les associations locales, les centres sociaux, les ONG peuvent augmenter l'efficacité des mesures. Une politique de protection sociale permet aussi d'atténuer les effets de la pauvreté. Mais la misère ne se partageant, il est tout aussi nécessaire de créer de la richesse pour remédier au problème de la pauvreté. Des mesures facilitant l'accès au crédit et encourageant à la mutualisation des risques peuvent générer des activités économiques aussi bien en zone rurale qu'urbaine. La mise à la disposition d'un système d'information fluide renforce la productivité de ces activités.

    1. La situation de pauvreté en Côte en d'Ivoire

La Côte d'Ivoire a fait de la lutte contre la pauvreté une préoccupation majeure de son programme de développement. En 1997, le Gouvernement avait lancé une politique nationale de lutte contre la pauvreté qui avait permis de faire progresser certains grands indicateurs sociaux. Ainsi, la part de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté, qui était de 36,8% en 1995, a fléchi à 33,6% en 1998 avec cependant des inégalités considérables, notamment entre les zones urbaines et rurales. Aussi, en dépit d'un niveau de revenu par habitant qui se situe dans la moyenne des pays en développement, la Côte d'Ivoire figure toujours parmi le dernier quart du classement retenu par le PNUD pour les indicateurs du développement humain.

Pour renforcer les efforts déjà déployés dans ce domaine et pour promouvoir une amélioration notable du niveau de vie de la population, le Gouvernement a mis en œuvre un plan de lutte contre la pauvreté préparé en 1997. Ce plan repose sur des mesures bien ciblées qui visent, entre autres, à accroître les taux de scolarisation et d'alphabétisation, à améliorer la qualité et l'accès aux soins de santé primaire, à accroître la participation des femmes aux activités de développement, à enrayer l'exode rural, et à maîtriser la croissance de la population.

    1. Les Propositions du Forum

 

................... A VENIR ...................

 

  1. Cadre de vie, santé publique et environnement

Le cadre de vie d'un pays et son système de santé reflètent son niveau de bien-être. Cela englobe la salubrité et la convivialité des espaces habités, la maîtrise du transport public et des problèmes de pollution, l'accessibilité et la disponibilité des centres de soin et d'encadrement psychosocial. Un bon cadre de vie entretient une bonne santé et renforce l'estime de soi. Le développement est l'harmonie retrouvée avec l'environnement qui nous entoure.

    1. Impact du cadre de vie, de la santé publique et de l'environnement

Le capital humain est la base du développement endogène et durable. Un bon cadre de vie renforce l'estime de soi et favorise la santé. Une bonne santé suppose des coûts de santé faibles et une plus grande disponibilité au travail. Un système de transport public bien organisé réduit les retards et l'absentéisme au travail tout en réduisant la pollution. Tout comme la dette, la pollution est un fardeau laissé aux générations futures.

    1. La situation de la Côte d'Ivoire

Les estimations de la Banque Mondiale indiquent qu'en 2001, 770 000 personnes vivaient en Côte d'Ivoire avec le VIH, 420 000 enfants étaient des orphelins du SIDA avec 75 000 décès dus à cette maladie. 71% de la population urbaine avait accès aux installations sanitaires contre seulement 35% en zone rurale. 92% de la population urbaine avait accès à l'eau potable contre 72% en zone rurale.

En ce qui concerne le transport urbain, la saturation des réseaux routiers d'Abidjan, l'absence de valorisation des modes de transport alternatifs à l'automobile (transport collectif, semi-collectif), l'accessibilité restreinte des ménages les plus pauvres à des modes de transport adaptés à leurs besoins, le manque de financement public, les impacts sur la qualité de l'environnement (pollution atmosphérique locale et globale) sont de notoriété publique. Il en est de même du problème de salubrité dans les quartiers précaires, du ramassage des ordures dans les villes.

    1. Les Propositions du Forum

 

................ A VENIR .................

 

 

 

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